Les amis de Bada en France

la désertification n'est pas une fatalité
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   Genèse


L’idée de l’Association Les Amis de Bada est née d’un sentiment d’urgence partagés par un petit groupe de spectateurs lors du visionnage des films « Moi Sékou, mon village, mon exil, mon combat » et de « Bada, mon village » en présence de Sékou Bathily, migrants de Bada et des réalisateurs des films à l'association « Comme vous émoi » de Montreuil, le 11 novembre 2006



L'objectif intuitif et émotionnel consistait alors à soutenir Sekou Bathily et les habitants de Bada dans leurs luttes contre la désertification afin de ne pas voir leur village rayé de la carte du Mali



Le 9 décembre 2006, autour de Sekou Bathily, ce même groupe de spectateurs avec d’autres se structure en association. De rencontres en débats, de bouche à oreille en coups de cœur, l’association se développe, grandit et dès l’été 2007 plante ses premiers arbres à Bada. l’association est rapidement soutenu par des donateurs et des personnalités qui vont permettre de donner jour à des projets plus ambitieux et d’espérer plus sereinement que le village de Bada voit encore naître plusieurs générations de femmes et d’hommes.


Marc Bied–Charreton, Agroéconomiste et géographe, président du Comité scientifique français sur la désertification (CSFD) et actuel président de l’association ; Renaud Frossard (économiste, professeur à Paris X Nanterre) et Olivier Charton de l’association « Ceve’n’afrique » font parti de ces rencontres essentielles qui ont donné un élan décisif  aux "Amis de Bada ".


Notre projet est innovant car il fédère des citoyens français et maliens qui se lèvent contre ce qui n’est pas une fatalité, la désertification, une cause mondiale.





Très rapidement, il nous parait évident qu’en plus de trouver des solutions pour lutter contre l’érosion des sols, nous devons agir sur deux autres points complémentaires et indispensables pour la bonne réussite de nos démarches sur le long terme : l’accès à l’eau potable pour tous les habitants et la vie scolaire.

L’eau potable : car on ne peut pas décemment s’inquiéter de l’arrosage des plantations sans se soucier des femmes et des hommes qui vont s’occuper de ces plantes.

La vie scolaire : car comme les plantes, il est essentiel que les enfants de Bada grandissent bien, il est essentiel qu’ils aient une ouverture sur le monde, qu’ils comprennent les démarches entreprises par les migrants de Bada en collaboration avec notre association afin que ces projets deviennent aussi les leurs et que par leurs connaissances ils défendent et protègent leur village pour les générations futures.

Eté 2007, notre première réalisation concrète : nous plantons nos premiers arbres et achetons une clôture pour les protéger des animaux.

Aujourd’hui la pépinière va s’agrandir, nous souhaitons la construction d’un nouveau puit, la relation avec les enseignants de l’école primaire de Bada s’engage sur des projets concrets (apport de matériel, livres, accès à Internet grâce aux systèmes solaires,…) et les phases plus importantes de lutte contre l’érosion des sols pourront se mettre en place à partir de 2009…




Comment trouvons-nous les financements ? :

Pour l’instant nos seules ressources sont les cotisations annuelles des membres de l’association et les dons que nous recevons lors d’événements que nous organisons.


A plusieurs reprises nous avons organisé des projections-discussions avec l’aide de deux films documentaires : « Moi, Sekou, Mon Exil, Mon Village, Mon Combat » réalisé par Eric Mounier et « Bada, mon village » réalisé par Hervé Kern. Ces films nous permettent de connaître qui sont ces gens de Bada vivant au village ou ayant migré en France et de comprendre la problématique de la désertification.

Trois représentations d’une pièce de théâtre « Hier à Bada, Aujourd’hui au Lierre » créée de toute pièce, écrite par Jeanick Hubert, mise en scène par Chimel et interprétée par des collégiens, nous a aussi permis de nous faire connaître.


Nous travaillons en parallèle sur des demandes de subvention importante qui nous permettrons dans un futur proche de faire plus, mieux et plus rapidement. Par exemple nous déposons un dossier à « la Fondation Ensemble » pour le versant écologique de notre association et un dossier européen « Comenius » pour le versant vie scolaire.



  Ainsi que le déclare Marc Bied-Charreton, le Lutte contre la désertification est une urgence oubliée. le phénomène 

  n'est nullement irréversible. il faudrait une «mobilisation [des Etats] plus ambitieuse». Le projet de notre association

  est donc validé par la menace de famine et l’état des terres dans le monde.


Notre projet est  réalisable. Les choix lourds sont déjà effectués. la recherche de financements est en route.


     Notre plaquette